Systématique

Ordre:Lep­i­doptera
Famille:Nymphal­i­dae
Sous-famille:Danainae
Genre:Danaus
Espèce:Danaus chrysip­pus – petit monar­que

Description

Le petit Monar­que a une enver­gure de 7-8 cm. Les ailes antérieures sont orange avec l’apex noir tra­ver­sé par une bande blanche irrégulière et parsemé de petites tach­es blanch­es. Les ailes postérieures sont du même orange, ornées en leur cen­tre par trois tach­es cir­cu­laires noires, et margées de noir et de petites tach­es blanch­es en demi-cer­cle. Le corps est noir parsemé de petits points blancs. Les mâles sont plus petits que les femelles, mais leurs couleurs sont plus vives. Ils ont égale­ment une tache blanche cer­clée de noir sur la face ven­trale des ailes postérieures. Cette tache est con­sti­tuée d’écailles spé­ciales qui déga­gent une odeur des­tinée à attir­er les femelles pour la repro­duc­tion.

Les che­nilles sont blanch­es avec de fins anneaux noirs sur tout le corps et des anneaux ou des tach­es jaunes plus larges égale­ment sur tout le corps, mais plus espacés. Il y a 3 paires de ten­tac­ules noirs avec la base rouge sur le dos.

Les chrysalides sont ovoïdes et liss­es. Elles sont vert pâle avec une dou­ble chaîne de minus­cules points noirs et dorés sur le bas ren­flé de l’abdomen. Il y a aus­si de tous petits points dorés sur les flancs. Le cre­mas­ter (extrémité du dernier seg­ment abdom­i­nal trans­for­mé en cro­chets et qui sert à la sus­pen­sion de la chrysalide) est noir.

Le Petit Monar­que sem­ble être l’un des pre­miers papil­lons util­isés pour l’art. En effet, la plus vieille illus­tra­tion de ce papil­lon fig­ure sur une fresque égyp­ti­enne ayant plus de 3500 ans.

Biologie

D. chrysip­pus se nour­rit de nec­tar. Les plantes hôtes appar­ti­en­nent majori­taire­ment à la famille des Ascle­pi­adacées et à la famille des Apoc­y­nacées.

Le Petit Monar­que est act­if toute la journée. Son vol est lent et sou­ple. Il vole près du sol et générale­ment en ligne droite, ce qui per­met aux pré­da­teurs d’avoir le temps de remar­quer ses couleurs aver­tis­sant de sa tox­i­c­ité (voir ci-dessous). S’il est quand même attaqué, il fait sem­blant d’être mort et libère un liq­uide nauséabond et ayant très mau­vais goût. De plus, il a une peau très épaisse qui lui per­met de sur­vivre à ces attaques occa­sion­nelles.

Les Danaïnés sont des papil­lons indi­gestes car les che­nilles se nour­ris­sent de plantes qui pro­duisent un latex con­tenant des sub­stances tox­iques. Ces dernières sont accu­mulées par la che­nille et trans­mis­es au papil­lon, les ren­dant tous deux tox­iques pour les pré­da­teurs. Les couleurs du Petit Monar­que ser­vent à aver­tir de sa tox­i­c­ité. Il est de ce fait imité par plusieurs autres espèces qui ne sont, elles, pas indi­gestes. On peut citer les femelles d’Argyreus hyper­bius et d’Hypolim­nas misip­pus inar­ia (Nymphale du pourpi­er). Les papil­lons de la famille des Nymphalidés ont la pre­mière paire de pattes réduite, et n’en utilisent donc que qua­tre pour marcher.

Habitat

Danaus chrysip­pus est un papil­lon du vieux monde. Son aire de répar­ti­tion s’étend du pour­tour méditer­ranéen (en Grèce prin­ci­pale­ment) jusqu’à l’Afrique trop­i­cale, et à tra­vers le sud de l’Asie jusqu’en Aus­tralie.

On ren­con­tre prin­ci­pale­ment le Petit Monar­que en cli­mat aride, à basse et moyenne alti­tude. Il fréquente les milieux ouverts et les jardins.

Menaces

Non défi­ni.

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